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À la rencontre des Tiers-lieux de Grenoble qui changent le monde #1 – Chimère Café


Tiers-lieux Grenoble

Bonjour !


Dans cette série d’article spéciale consacrée aux lieux qui réinventent nos façons de produire, d’échanger et de vivre, nous partirons à la rencontre des femmes et hommes qui sont au cœur des Tiers-lieux de Grenoble.


Dans ce premier article, on vous embarque au Chimère Café, créé par l’association Dialogues, portée par Elisabeth Sénégas.


La fondatrice du Tiers-lieu

Tiers-lieu Grenoble chimère




Elisabeth Sénégas


« J’existe en l’autre, l’autre me fait exister et je fais exister l’autre ».



Elisabeth Sénégas a 61 ans, elle est la fondatrice du Chimère Café à Grenoble. Après un parcours « au gré de ses envies » dans le monde du sport, de l’associatif, dans l’éducation nationale et enfin dans l’accompagnement et la formation, elle a décidé de tout plaquer pour monter un premier café avec comme intention de se faire rencontrer toutes personnes avides de bonnes relations. En effet, lors de ses années dans l’accompagnement, elle était frustrée de voir à quel point il n’y avait que les résultats financiers qui comptaient pour la direction, en dépit de la bonne relation avec les personnes aidées.


Créatrice, par la suite, de l’association Entr'Actif en 2007, elle a décidé de pousser son amour de la relation humaine hors du cadre en créant, avec l’aide du département de l’Isère, l’association Dialogues avec un lieu d’innovation sociale : Chimère Café, Tiers-lieu à Grenoble.


L’association est parrainée par Edgar Morin depuis 15 ans.


Le Tiers-lieu à Grenoble


Le Chimère Café (ou la Chimère citoyenne) est un Tiers-lieu à Grenoble ou « Tiers-espace » dans lequel tout le monde est le bienvenu. Il s‘agit d’un café dans lequel il y a une réelle démarche collective pour manger ensemble le midi, travailler en coworking, échanger avec les autres ou encore simplement prendre un livre. En outre, de nombreux évènements font vivre le lieu toute l’année : rencontres d’experts, discussion débats, échanges philosophiques, etc.


L’importance est donner à ce que le lieu soit vivant, suive les envies de chacun et permette la « créativité collective », en s’adressant à tout le monde. En effet, les utilisateurs sont tout autant des chefs d’entreprise, des artistes, des sans domiciles fixes, des étudiants, des chercheurs ou toute personne qui veut s’arrêter et prendre un café. Au total, il y a plus de 500 adhérents ainsi qu’un noyau dur de bénévoles qui fait vivre le lieu.


Ce qui compte le plus pour Elisabeth, c’est la relation à l’autre : être dans un accueil sincère pour que chacun se sente « à la maison », dans la dignité et que chacun ressorte plus riche de l’autre. Elle a créé cet espace pour répondre à des besoins concrets du réel en installant des « oasis de bien-être », ces Tiers-lieux de Grenoble, pour profiter de chaque relation et surtout se comprendre en se parlant.


Le nom Chimère vient du fait qu’Elisabeth ne savait pas totalement où elle allait avec ce projet et, avec ce nom, « on est moins tendu à vouloir faire quelque chose de parfait ».

Tiers-lieu Grenoble

Et après le Tiers-lieu à Grenoble ?


Après des difficultés liées à la situation sanitaire pendant 2 ans, le projet est d’embaucher davantage de personnes pour gérer le Tiers-lieu à Grenoble, et de continuer de réaliser des événements accueillant des économistes, des anthropologues, des sociologues et toutes les personnes désirant échanger sur des enjeux sociétaux.

Grenoble Tiers-lieu

De nouveaux projets intrinsèques au lieu voient également le jour, comme la création d’un potager partagé dans la cour ! L’idée est aussi de tisser des liens avec l’écosystème grenoblois, comme les écoles du supérieur ainsi que les chaires pour créer de nouveaux événements et intéresser tous les publics, notamment étudiants.


« Ce qui compte c’est la qualité du chemin. »


Maxime Kraemer

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